Blogue Goûtez Lanaudière


Les coups de cœur de Julie!

Lorsque j’étais enfant, j’étais excessivement difficile. Je ne mangeais pratiquement rien et disais non à tout sauf aux bonbons. Les rencontres et les voyages qui ont parsemé ma route ont ouvert mes horizons. Ils m’ont fait découvrir un monde de saveurs que je ne soupçonnais pas. Devenue épicurienne, je mange de bon appétit et ne refuse jamais un repas en bonne compagnie. Quand on me demande d’écrire des reportages agroalimentaires, je trouve bien souvent la source de mes sujets dans ma région qui selon moi, abonde en vrais trésors. Aujourd’hui, je suis la première à lever la main lorsqu’il s’agit d’aller faire une petite visite chez un producteur ou un restaurateur de chez nous.

 

Attention, ce que vous allez lire risque de vous donner faim !

Difficile de choisir des coups de cœur gastronomiques, tellement la région regorge de talents. Après maints déchirements avec moi-même, je vous présente quelques-unes des entreprises qui ont particulièrement retenu mon attention et qui ont délecté mes papilles gustatives.

 

1-Ferme Guy Rivest

Entreprise familiale, les propriétaires que ce soit Christine, Louise ou Guy mettent beaucoup d’amour dans leurs produits et cela se reflète sur la qualité. Située à Rawdon, la ferme permet de faire ses provisions de fraises tout en ayant une magnifique vue de la montagne. Cela augmente sans aucun doute, le plaisir d’effectuer le déplacement. Petit tour dans la boutique, là non plus, nous ne sommes pas déçus. On compte plusieurs choix d’alcools, de confitures, de gelées et d’autres produits. Je ne suis pas très confiture, mais selon les gens de ma famille, elles sont succulentes, rien à voir avec les produits industriels des épiceries. Côté alcool (c’est plus mon genre), la crème de fraises et framboises et la Courtisane sont certainement ma préférence parce qu’elles laissent découvrir tout en douceur le goût des petits fruits. Pour les fêtes, j’ai essayé les perles de fruits. Chef-d’œuvre de la cuisine moléculaire, ces petites billes s’ajoutent à merveille aux cocktails ou aux déserts. En plus d’agrémenter les plats et boissons, elles se mangent. Attention à l’explosion de saveur en bouche. Présents lors des marchés publics et fêtes gastronomiques, il ne faut pas manquer la chance de vous rafraîchir l’été avec la barbotine aux fraises.

 

2- La Courgerie

La meilleure saison pour découvrir la Courgerie c’est évidemment l’automne. À Sainte-Élisabeth, Pierre et Pascale savent recevoir les visiteurs. Tour dans le champ avec le volubile André, le père de Pascale, soyez assuré que vous allez apprendre au moins une chose que vous ne saviez pas sur la culture des courges. D’abord, sachez que la citrouille n’est pas la seule courge qui existe. On en retrouve des centaines de variétés. Pour savoir comment les cuisiner, rien de plus facile! Le couple a rédigé quatre livres de recettes pour vous aider. Si la cuisine n’est pas votre fort (comme c’est mon cas d’ailleurs), il faut repartir avec quelques produits préparés. Je vous recommande fortement les marinades concoctées avec des courges. Elles ont un goût différent qui est assez impressionnant. La moutarde de courge et sirop d’érable est quant à elle parfaite pour les sandwichs et les viandes. Pour impressionner vos invités et faire différent, salsa épicée avec de gros morceaux de légumes pour manger avec les nachos. La boutique compte bien d’autres petites surprises gastronomiques. Il suffit d’aller y faire un tour de septembre à Noël et ensuite, sur rendez-vous. Il est aussi possible de contacter les propriétaires pour connaître leurs points de vente.

 

3-Qui sème récolte

Verger, encore jeune, est un des seuls ouverts au public dans Lanaudière, Qui sème récolte, est le fruit du travail Nathalie Rainville et de Jean-François Poirier. Quand ils ont démarré leur ferme à Saint-Jean-de-Matha, les deux entrepreneurs n’en étaient pas à leur première arme puisqu’ils sont également le duo derrière Cuisine Poirier. En tout, l’entreprise met en marché 30 variétés de trempettes et de mayonnaises, dont une sans allergènes et sans œufs, tout cela dans près de 500 points de vente à travers la province. En moins de cinq ans, le couple a ouvert une boutique à la ferme, mis en place son verger, créé une cidrerie et développé quatre cidres en plus d’autres produits. Mes coups de cœur vont de la mayonnaise César à celle aux herbes de Provence parfaites pour les salades et les légumes. Côté alcool, étant une aimante des cidres, j’ai un faible pour leur cidre doux. En ce qui concerne, les petits produits raffinés, mon choix se porte vers les pommes confites. Elles sont le parfait accompagnement à jumeler aux terrines et aux fromages. Nouveau-né, le Kombucha, qui m’a surprise pas son goût, ma saveur gagnante, canneberge quoique mon entourage ait préféré celui au citron. Horaire de la boutique du 15 mars à l’Action de grâce du jeudi au dimanche de 10 h à 17 h. Ouvert avant Noël et présent dans de nombreux marchés publics.

 

4-Fromagerie Domaine Féodal

Guy Dessureault et Lise Mercier prennent un soin jaloux de leurs fromages. Loin de les considérer comme de vulgaires marchandises, mais plutôt comme des produits vivants qui réagissent à leur environnement, ils ont investi pour améliorer leur conservation. Le résultat, le produit est placé dans un emballage de plastique microperforé qui ne s’écrase pas et dont la barquette est réutilisable et recyclable. Ainsi, les fromages ont une durée de conservation de 90 jours. Ce que l’on aime aussi c’est que nous n’avons pas besoin d’acheter une énorme quantité puisque des petits formats sont disponibles, donc pas de gaspillage! Cette innovation n’aurait pas servi à grand-chose si l’entreprise n’offrait pas des produits qui font saliver. En tout, les consommateurs ont le choix de 12 fromages. Les préférés de la maisonnée et qui n’ont même pas eu le temps de se rendre au 90e jour, le Guillaume Tell macéré et affiné au cidre de glace. Aussi, pour un goût différent, le Petit Espresso, affiné au café. Le gagnant et véritable pêché en bouche, L’Essentiel, fromage à pâte crémeuse, saupoudré d’un mélange de fines herbes et d’épices. La boutique est située à Berthier et est ouverte à l’année sauf le dimanche. Sa marque L’Inspiré est également disponible chez IGA.

 

5-Les Pimentiers

Je n’ai jamais été une amatrice de mets épicés. Alors lorsque, Pascal Adam et sa conjointe, Carolyne Deschênes, propriétaires de l’entreprise Les Pimentiers, m’ont proposé de goûter, j’étais sceptique. Devant l’air convaincant de Pascal, j’ai tout de même relevé le défi. À un-deux-trois go, j’ai essayé. Je me suis fait avoir, j’ai n’ai pas aimé, mais adoré leurs produits. Il faut dire que le couple a bien sondé le marché puisqu’il y en a pour tous les goûts. Entièrement réalisé avec la production de piments de leur champ, le duo a mis sur le marché huit sirops de piments, cinq sauces d’accompagnement et quatre sauces barbecue. Autant de variétés afin d’offrir une gamme d’intensité. La Main de Dieu vous arrache quasiment les larmes aux yeux tandis que la sauce Des Prairies ajoute une douce saveur aux mets sans en masquer le goût. Envie d’essayer, Pascal et Carolyne sillonnent les marchés publics pour vous faire découvrir leurs créations sinon, dix points de vente ainsi que leur boutique en ligne sont les autres alternatives pour vous procurer leurs produits.

 

6-Délices d’Antan

Je ne me souviens pas de la première fois où j’ai goûté aux beignes aux patates de la boulangerie artisanale Délices d’Antan située en chemin vers Berthier. Ce qui me reste comme souvenir ce sont les délicieux effluves qui venaient chatouiller mes narines et ensuite, ces beignes tout chauds que j’avalais en vitesse tellement, ils étaient délectables. Encore aujourd’hui, lorsque je passe dans ce coin, je fais un arrêt, mais je n’arrive toujours pas à faire un choix quand j’entre dans l’établissement. Au final, je repars avec un sac de toutes les saveurs : nature, glacé au miel, trempé au sirop d’érable, enrobé de sucre en poudre ou roulé dans la cannelle. Bien sûr, si l’envie de déguster ces petits délices me prend et que je ne peux pas arrêter à l’une des trois boulangeries, je peux me rabattre sur l’un des 200 points de vente au Québec. L’été, il m’arrive aussi fréquemment de croiser des camions de cuisine qui portent les couleurs de l’entreprise. En tout, une trentaine de ces caravanes sillonnent le Québec. La famille Harnois qui en est propriétaire les appelle d’ailleurs affectueusement le « P’tit Délices ».

 

Les petites trouvailles que je vous ai présentées ne font malheureusement pas le tour de toutes les entreprises qui ont ravi mes sens. Il faudrait bien plus qu’un billet en sept points pour tous vous les présenter. Une chose est certaine, c’est qu’au cours de mes prochains reportages, je vais encore me faire surprendre autant par des produits innovateurs que par les gens passionnés qui les ont concoctés, car ma région ne cessera jamais de m’étonner.